mardi 25 février 2014

TIMBRAMOI, TIMBRES A NOUS, TIMBRES A EUX.

Nos Timbramoi sont bien répertoriés sur les moteurs de recherches Internet.
Il suffit de demander "timbramoi" et de cliquer "images" pour les retrouver en plusieurs exemplaires.

Essayez donc.

Le Toueur, le Barrage, les Minimes, la Nivernaise, la borne du canal du Nivernais.

On découvre aussi d'autres jolis timbramoi émis par des clubs philatéliques :

Le club de Rochefort a repris une photo du film "Les Demoiselles de Rochefort" :


 
A Nantes, c'est l'éléphant
de la compagnie de théâtre de rue Royal Deluxe : 


 

 
L'Association Philapostel a demandé 2 timbres et 2 vignettes au dessinateur de B.D. Bruno Le Floc'h

Aix-en-Provence a célébré Cézanne par une reproduction d'un de ses célèbres tableaux,
"La Montagne Sainte-Victoire". 
 
 
(A suivre...)

jeudi 20 février 2014

JUSTINE REMERCIE LE CLUB

Une jeune philatéliste, Justine, remercie tous ceux et toutes celles qui lui ont donné des timbres et du matériel pour commencer sa collection. 

 





La Bourse vue par le journal du Centre :

 



Petite annonce : cherchons informaticien ou blogueur expérimenté pour améliorer la présentation de ce blog, en particulier les liens avec d'autres blogs ou sites.

mercredi 12 février 2014

MAIFESTATIONS A VENIR


Pour les collectionneurs, les chineurs, les exposants :

 



 
 

FAUT-IL CHASSER MARIANNE ?

Marianne, emblème de notre République, a toujours fait peur à certains "bons esprits" qui n'ont encore pas "digéré" la Révolution Française.
 
Pourtant le personnage de Marianne est à l'origine d'oeuvres d'art : le tableau de Delacroix, les statues qui ont été érigées sur les multiples "places de la République"  et les bustes qui ornent les mairies.  



En 1852, le Nivernais Antony Duvivier a composé ce poème, hymne des républicains locaux :
 
      "Marianne est une jeune femme,
       A la voix douce, aux frais appas,
       Au front serein, au gentil pas.
       Elle subjugue toujours l'âme !
       Qu'elle est belle ! Comme en ses yeux
       Brille un éclair patriotique,
       Quand on chante la République
       Et l'espoir de cinquante-deux."


L’espoir de 52 est la prochaine élection présidentielle. D’après la Constitution, le conservateur Louis-Napoléon Bonaparte ne pourra pas se représenter ; les démocrates espèrent que l’un des leurs lui succédera. Mais Badinguet prépare aussi sa tactique…
 
 
 
La Marianne de la Jeunesse, série émise en 2013, sourit à l'avenir, aux enfants qui jouent.
 
 
Mais elle ne plaît pas à tous...
Récemment, une pétition a été lancée par  le Figaro, par plusieurs responsables religieux, par les députés Bernard Debré, Georges Fenech et Valérie Boyer afin de retirer de la circulation la "Marianne de la Jeunesse".
 
Pourquoi ?
Eh bien, parce que les auteurs de ce timbre, Olivier Ciappa et David Kawena, vainqueurs d'un concours, ont avoué que le visage de leur Marianne était inspiré par celui d'Inna Shevchenko, l'une des Femen ukrainiennes qui multiplient les provocations... en montrant leurs seins.
 
 

 
  
Sur le timbre, on ne voit pas "ces seins que je ne saurais voir", contrairement au tableau de Delacroix.
 
Alors, retirer ces timbres, puisqu'il s'agit de la série usuelle complète, ferait peut-être plaisir à quelques obsédés intolérants (les mêmes qui ont peur du petit livre "Tous à Poil"). Mais ce serait une perte financière importante pour la Poste et un casse-tête pour les philatélistes.
 

Supprimer, interdire, retirer ?
Ou bien accepter, tolérer, persévérer ?
Que faut-il en penser ?
 
 



 
 

mardi 11 février 2014

DIMANCHE 9 FEVRIER 2014 : LA BOURSE DE SAINT-LEGER

Réussite de la 30e Bourse aux Timbres,
Cartes Postales et Multicollections.
 
 


 


 
SOUVENIRS A VENDRE

 
Les organisateurs sont satisfaits

dimanche 2 février 2014

LES CANAUX, LE BARRAGE

Le canal du Nivernais.
Le canal du Nivernais, reliant Saint-Léger-des-Vignes à Auxerre (174 km) est
 
 inauguré le 15 mars 1841. Il avait été commencé sous l'Ancien Régime, en
 
1784 : son but initial était de favoriser le flottage des bois du Morvan jusqu'à
 
Paris. Les premiers aménagements ont été une rigole de flottage entre l'étang
 
de Baye et l'Yonne, un port sur l'étang de Baye, l'élargissement du ruisseau de
 
Baye jusqu'à son débouché dans l'Aron et la canalisation de l'Aron de Châtillon
 
 
-en-Bazois à Cercy-la-Tour. Les premiers travaux se sont faits très lentement,
 
les ingénieurs découvrant des difficultés imprévues lors du percement du
 
tunnel.
En août 1790, l'ingénieur Bossu établit un projet nouveau : il s'agit de relier
 
Decize à Cravant (c'est-à-dire la Loire à l'Yonne) par un véritable canal
 
 
accessible à des bateaux de plus de douze toises de long (environ 24 mètres).
 
Mais la Révolution renouvelle les responsables politiques et l'activité
 
économique est perturbée ; les travaux sont suspendus ; ils reprennent
 
momentanément en 1809 pour être interrompus en 1812. Ce n'est qu'en août
 
1822 qu'une loi ordonne la reprise et l'achèvement des travaux. En 1834, la
 
navigation est ouverte entre Decize et Cercy ; en 1841, le bief de partage est enfin ouvert 1.
Le canal du Nivernais est pendant les années 1830-1880 partagé entre deux
 
catégories d'utilisateurs : les flotteurs, qui ont besoin de lâchées d'eau
 
périodiques pour faire descendre leurs bûches à Clamecy ou à Auxerre ; les
 
mariniers qui réclament une alimentation en eau régulière des biefs. Les
 
premières écluses sont encore fermées par des aiguilles de bois, ce qui rend
 
leur franchissement très lent.
 
 
 
 
 

 
 
 
A Decize, l'ouverture du canal signifie une modification du port charbonnier ; il
 
quitte La Charbonnière de Saint-Léger pour s'installer à La Copine, près de
 
Champvert ; c'est là qu'un petit train descend le charbon depuis l'usine de
 
triage du Pré Charpin (les convois d'ânes et de boeufs disparaissent). Sur trois
 
kilomètres, jusqu'à sa jonction avec la Loire, le canal est emprunté par les
 
péniches de charbon qui descendent à Imphy, à Fourchambault, voire à
 
Nantes.
Saint-Léger, qui a perdu le port charbonnier, charge des bouteilles de la
 
Verrerie, qui partent à Reims, des sables et des plâtres. D'autres
 
marchandises viennent des confins du Bazois, du Morvan : du bois, du
 
charbon de bois, de la terre glaise, des pierres à bâtir.



 


Le canal latéral à la Loire.
Le canal latéral à la Loire, de Digoin à Briare, est ouvert à la navigation le 17
 
décembre 1837. A l'origine de ce canal, il y a une constatation : le fleuve est
 
trop irrégulier pour permettre une navigation continue. Pendant près d'un demi-
 
siècle, d'importants groupes de pression vont se heurter pour inciter les
 
gouvernements successifs soit à construire un canal latéral de Roanne à Nantes (ce sera la thèse développée par Auguste Mahaut 2), soit à faire
 
draguer le fleuve et continuer la navigation traditionnelle (ce sera la thèse des
 
entrepreneurs de bateaux à vapeur Inexplosibles et des industriels de
 
Touraine).







Très vite, avec le développement industriel, le canal l'emporte sur la Loire : 
 
           tonnage                           tonnage                            nombre de

       à la descente                   à la remonte                          bateaux

1845 36571,6 T                        29474,1 T

1846 38872 T                           30044 T

1847 60812 T                           40920 T                             1492 + 1185

1848 40286,2 T                        22736 T                               946 + 1001

1849 62592 T                           13336 T                             1093 + 859

1850 65368 T                            29229 T                             1398 + 964 3



A l'écluse de l'Acolin, le tonnage se répartit ainsi en 1849 :

- houille :                        78800 T (83% du tonnage)

- fer et fonte :                   7514,6 T

- plâtre :                           4358 T

- charbon de bois :           3782 T

- vins :                               1313 T



A la satisfaction des élus nivernais, l'ingénieur de la navigation tire un bilan très positif de cet ouvrage. Le canal latéral à la Loire "forme le noeud d'une double communication de la Méditerranée avec l'Océan et le lien de trois grands entrepôts : Lyon sur le Rhône d'une part, avec Orléans sur la Loire, et Paris sur la Seine de l'autre". Il permet de "développer toutes les forces productives du pays que le canal parcourt, en facilitant et assurant l'approvisionnement de toutes les industries locales, l'élevage et l'exportation de leurs produits 4".



Or Decize se trouve presque au centre de ce réseau, et le canal du Nivernais permet d'autres débouchés. Encore faut-il relier les différentes voies navigables. Un canal de jonction est creusé entre Saint-Maurice et la Loire ; une enquête de commodo vel incommodo est ouverte à la mairie ; si la plupart des habitants sont favorables à cette jonction, ceux de la Saulaie se plaignent, car la longue digue insubmersible élevée sur la rive opposée entre le pont du faubourg d'Allier et Chevannes risque de rejeter le cours du fleuve de leur côté.

Les bateaux peuvent maintenant déboucher dans la Loire. Mais d'autres difficultés doivent être surmontées. En période de basses eaux, les péniches passant d'un canal à l'autre, trop lourdement chargées, sont bloquées par les bancs de sable du chenal de la Loire. Un barrage est nécessaire pour relever le niveau d'eau entre la Jonction et Saint-Léger.



Le barrage de Decize-Saint-Léger-des-Vignes.

En 1834, l'ingénieur Poirée a construit à Basseville, pour permettre la traversée de l'Yonne, un barrage mobile à fermettes. Deux ans plus tard, un ouvrage similaire est construit en aval de Decize ; le site choisi est situé juste à l'entrée du canal du Nivernais, en face de la Verrerie de Saint-Léger, à 500 mètres en aval de la pointe des Halles. Sur la rive gauche de la Loire, une chevrette submersible permet l'écoulement des fortes crues ; 97 fermettes mobiles, espacées entre elles de 96 centimètres, permettent de barrer la passe ; des aiguilles verticales en bois s'appuient contre ces fermettes. Selon le débit de la Loire, on remonte ou l'on baisse le nombre de fermettes nécessaire pour assurer un niveau suffisant dans le chenal navigable, et pour laisser passer les eaux du fleuve.

Le chenal navigable, long de 2100 mètres, permet aux péniches de rejoindre la Jonction. Les bateaux sont halés par des ânes, des chevaux, ou des hommes ; pour franchir la Loire entre le barrage et la pointe des Halles, une barque transporte une extrémité d'une longue corde, qui est reprise par des haleurs situés le long de la promenade des Halles ; une manoeuvre similaire se fait pour rejoindre la rive gauche après le pont du faubourg d'Allier. Plus tard, un toueur à vapeur sera installé entre la Jonction et le barrage.

En 1860, la chevrette est exhaussée. Cinq ans plus tard, le barrage est divisé en deux passes de respectivement 35 mètres et 62 mètres5. Les aiguilles sont remplacées par des hausses Chanoine, panneaux mobiles rectangulaires en bois, plus pratiques que les anciennes aiguilles.

Pendant cette période, le travail du barragiste et de ses adjoints est très dangereux : il leur faut, à la moindre alerte de crue, abaisser les aiguilles ou les hausses ; cela se fait au moyen de gaffes (le treuil ne sera installé qu'en 1865) ; le relevage est encore plus délicat ; l'opération doit se faire très rapidement et de nombreux ouvriers - souvent des verriers - viennent donner de l'aide, moyennant une rétribution. La cloche qui surmonte la maison du barragiste sert aussi à alerter les sauveteurs en cas de noyade ou lorsqu'un chaland descendant se met en travers.

 
 

 
 
 

 
 
 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Les améliorations apportées au barrage
                                                            au XXe siècle 6.

C'est en 1933 que les travaux les plus importants ont donné au barrage son aspect actuel. A la place des fermettes et des hausses Chanoine, il a été décidé de placer des portes métalliques beaucoup plus robustes, mais aussi beaucoup plus lourdes. Il n'était plus question de les manoeuvrer à la main. Aussi, une passerelle formée de poutrelles métalliques a-t-elle été bâtie au-dessus du barrage ; un chariot circule sur des chemins de roulements ; ce chariot supporte une cabine, un treuil à moteur électrique et une flèche qui peut relever ou abattre les portes.

Les travaux s'effectuent en juillet et août 1933. Les établissements Baudin de Châteauneuf-sur-Loire réalisent la passerelle, la société Applevage fournit le chariot et les appareils électriques.

Depuis 1933, plusieurs campagnes d'entretien ont lieu régulièrement : renforcement du radier par enrochement, mise en peinture de l'ensemble métallique (en 1957 et 1975).

 
 

 
 


 
 
 












Une micro-centrale au fil de l'eau est installée en 1985-1986 et mise en fonctionnement en 1987 ; elle est équipée de deux turbines de type Kaplan de 2000 kw chacune. Les turbines tournent à 1000 tours-minute ; quand elles sont en action toutes les deux, elles brassent chacune 23 m3. Le courant produit est en 5000 volts. Un transformateur le change en 20000 volts et le courant est ensuite transmis à la ligne életrique E.D.F. qui longe le barrage.

La digue déversoir est modifiée, une passe à poissons est construite à son extrémité.



1 Christian Décamps, Canal du Nivernais, Mailly-le-Château, 1990, p. 8-15.

2 Auguste Mahaut est une personnalité parmi les mariniers. Il possède une flottille de péniches, dont certaines sont rattachées au port de Saint-Léger. Il a milité toute sa vie pour construire des canaux et il a publié de nombreuses brochures. Une stèle commémore ce grand navigateur fluvial à Marseilles-les-Aubigny.

3 Statistiques du Conseil Général de la Nièvre, A.D.N. cote 1N34-35.

4 Rapport de l’ingénieur de la navigation au Conseil Général de la Nièvre, ibidem.

5 Cf. Serge Roland, Le Barrage de Decize sur la Loire, dossier d'études.

6 Cf. Le Barrage de Decize sur la Loire, dossier établi par Serge Rolland ; Le Journal du Centre, article de Pascal Larcher, 7 novembre 1999.

samedi 1 février 2014

9 FEVRIER 2014 BOURSE AUX TIMBRES ET MULTICOLLECTIONS DE SAINT-LEGER

DEJA 30 !

LE CERCLE PHILATELIQUE A ETE FONDE EN OCTOBRE 1983.

RENDEZ-VOUS
      A LA SALLE DES FETES DE SAINT-LEGER
                            POUR LA 30e BOURSE :






TIMBRAMOI ET SOUVENIRS MIS EN VENTE :





Le barrage de Decize-Saint-Léger.








La borne qui marque de début
                                  du Canal du Nivernais.


LE COLLECTOR DU BARRAGE :


intérieur
 

extérieur
 


Et le toueur AMPERE V :